• Quand les faits divers rejoignent votre vraie vie...

    On croit être à des années lumières des faits divers qui font la une des médias et puis un jour...

    Un jour vous regardez le journal tv et vous apprenez qu'une fillette de 12 ans à peine s'est donné la mort chez elle avec le fusil de chasse de son papa.

    Vous vous dites que c'est dramatique et que cette fillette a vraiment du vivre des moments très difficiles pour en arriver à ce geste désespéré.

    Vous vous dites qu'heureusement, vous n'êtes pas concernée parce que vous avez échappé à ce drame. Et puis... vous consultez tranquillement votre compte FaceBook et vous découvrez que cette fillette est une proche parente de votre belle-soeur....

    Et là vous découvrez d'un coup que non, ça n'arrive pas que chez les autres ! Personne n'est à l'abris de ce genre de drame et il faut vraiment être vigilant avec nos enfants.

    Avec les miens, je suis tranquille maintenant car ils sont grands, mais je ne peux m'empêcher d'angoisser pour mes petits-enfants. Ils ne sont pourtant pas encore bien grands, l'aîné vient d'entrer en maternelle, mais le monde dans lequel ils évolueront sera-t-il moins violent ? J'espère vraiment que oui !!!

    J'espère que tous ces drames dont nous avons eu connaissance ces dernières années, finiront par faire prendre conscience du réel danger que nos enfants courrent dans les cours d'écoles.

    Le fait de vivre dans les quartiers chics ne nous met nullement à l'abris car les enfants sans repères, dénués de tout sens moral ou totalement déresponsabilisés par leurs parents évoluent autant dans les couches aisées que modestes de notre société. La violence est partout, qu'elle soit verbale ou physique et il est très dangereux de la banaliser autant. On voit où ça mène.

    Combien de fois je me suis offusquée de la réponse désinvolte de certains instits ou profs lorsqu'un de mes enfants se plaignait de violences subies dans l'enceinte de l'école ou du collège ?

    Au collège, l'une de mes filles a été poussée dans les escaliers et a eu la tête écrasée dans sa purée à la cantine. Elle a subit des insultes parce que son père et moi divorçions. Ma fille a finit par se confier à moi, heureusement !

    Dans mon ancien quartier (pourtant bien sous tout rapport) mon fils a été victime d'un jeu appelé "la couille au poteau". Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'attrapper un garçon par les bras et les jambes et de claquer son entrejambe contre un poteau. Mon fils n'osait pas m'en parler parce qu'il admirait les garçons qui lui faisaient subir ça et comme il avait du mal à se faire des amis, il pensait qu'en se taisant, il serait admis dans leur groupe. C'est sa démarche mal assurée et certaines confidences faites à l'une de ses soeurs qui m'ont alertée.

    Au collège, à 2 reprises il a été attrappé dans les vestiaires et d'autres collégiens l'ont déshabillé de force. Un petite humiliation qu'ils trouvaient sans doute marrante et pas bien méchante... mais mon fils angoissait tellement qu'il me demandait des dispenses de sport et c'est ainsi que j'ai découvert ce qui se passait.

    A la maternelle, la plus jeune de mes filles a été martyrisée par d'autres enfants de son âge (5 ans à peine ! ) parce que son petit frère était décédé. Les enfants se moquaient d'elle et de sa tristesse et la harcelait sans relâche. Ma fille n'osait rien me dire car elle ne voulait pas ajouter à mon chagrin... C'est la maman de sa meilleure amie qui m'a alertée car sa fille s'était confiée à elle car ma fille lui faisait vraiment trop de peine...

    J'ai toujours été alertée et j'ai toujours pu agir pour que ça s'arrête vite. Mais combien d'enfants subissent ce genre de violences sans que jamais leurs parents ne l'apprennent ? Souvent, ils ont honte d'en parler et hésitent à se confier aux adultes.

    Alors, en mémoire de Pauline, soyez vigilants avec vos enfants afin que pareil drame ne se reproduise plus jamais.

    Soyez d'autant plus vigilants si votre enfant a du mal à se faire des amis, soit parce qu'il travaille trop bien ou qu'il est en difficulté scolaire, soit parce qu'il porte des lunettes ou un appareil dentaire, soit parce qu'il a les cheveux frisés, qu'il est trop petit ou trop grand, trop gros ou trop maigre, issue d'une famille trop aisée ou trop modeste etc etc

    A l'école, tout est prétexte à harceler d'autres enfants. Au collège, il ne fait pas bon sortir du lot et pour ceux dont c'est le cas, de petits tyrans leur mènent la vie vraiment dure. Il faut vraiment rester attentifs au moindre signe de changement. Mutisme, hyperactivité, insomnie, agressivité,... sont des signes qui doivent absolument vous alerter ! 

    Et ne perdez pas non plus de vue que vos petits anges, pourraient aussi s'avérer être les bourreaux d'autres enfants !

    Demain auront lieu les funérailles de Pauline et toutes mes pensées accompagnent ma belle-soeur et sa famille.

    RIP Pauline

    Pauline

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 6 Janvier 2012 à 23:36

    On pense bien à sa famille.

    2
    Samedi 7 Janvier 2012 à 01:25

    C'est vraiment très triste, la violence et la méchanceté sont partout, du vrai poison...


    Chez nous, au Québec, elle s'appelait Marjorie, elle avait 15 ans, elle s'est pendue il y a quelques semaines...


    Toutes mes pensées pour elles et tous les autres.

    3
    Samedi 7 Janvier 2012 à 09:31

    Je confirme tout ce que tu dis, travaillant en collège.

    Et je t'avoue ne pas être bien rassurée pour la Graine, plus petit que les autres, très émotif et qui cherche déjà à se faire des amis parmi les petits caïds (ils n'ont que 5 ans, mais l'autre jour en sortie scolaire, nous avons croisé, en bus, une voiture de police...les deux dont je te parle se sont abaissés sur le siège en me disant "fais gaffe, y a les keufs! faut pas qu'ils te voient"... et ce n'était pas un jeu pour eux.)

    L'histoire de cette petite m'a touchée également parce que de la région évidemment. Maintenant, j'aurai une raison de plus de penser à elle aujourd'hui et à sa famille.

    4
    Mariedk Profil de Mariedk
    Lundi 9 Janvier 2012 à 12:05

    Oui, tout ça est bien triste et ça fait peur. J'espère pourtant que nous n'entendrons plus jamais parler d'une autre Pauline ou d'une autre Majorie dans les faits divers et je souhaite du fond du coeur qu'elles aient enfin trouvé la paix... 

    Merci pour vos commentaires.

    5
    Jeudi 12 Janvier 2012 à 08:25
    LittleEmilie

    J'ai mis beaucoup de temps à te laisser un commentaire... Je suis très touchée par ton message. 

     

    Tout d'abord, toutes mes condoléances à la famille. Je suis désolée. 

     

    J'aurais aimé t'avoir comme maman... J'ai beaucoup souffert quand j'étais enfant et ado. Je suis malade depuis l'âge de 4 ans. J'ai été harcelé à l'école, au collège et au lycée. J'ai voulu plusieurs fois en finir. J'ai voulu en parler à ma mère, mais elle en avait rien à faire. Je n'ai pas eu de bons parents.... Je ne sais pas si tes enfants le savent, mais ils ont beaucoup de chances de t'avoir. J'aurais pu être Pauline... 

    Je suis toujours malade. Heureusement mon mari est là. C'est le seul. J'ai coupé les ponts. 

     

    Le jeu de la "couille au poteau", je connais bien. On le faisait aussi aux filles dans mon collège... Je suis désolée pour ton fils. Je sais que ça a été dur pour lui.

     

    Merci pour ton article. Et merci d'être aussi proche de tes enfants. 

     

    Encore toutes mes condoléances. 

    6
    Mariedk Profil de Mariedk
    Jeudi 12 Janvier 2012 à 14:50

    Je te comprends Emilie, et cela d'autant plus que moi aussi j'ai été victime de harcèlement à l'école parce que j'étais trop grande, trop formée et aussi parce que mes yeux, mes cheveux et ma peau étaient trop foncés par rapport au reste de ma famille (pourtant, je suis 100% blanche et même pas adoptée. C'est juste que peut-être des gènes de très très très lointaines origines espagnoles ont du arriver jusqu'à moi...).

    Au collège, j'étais la tête de turc juste parce que j'étais trop grande. Forcément, faut dire que j'exagérais avec mes 1m72 en 6è !!!

    En 4è, j'ai changé de collège et là, ma taille n'a plus été un problème. Au début j'ai simplement subit une mise à l'écart par certaines parce que je travaillais trop bien et que j'avais ravi la place de 1ère à une fille qui détenait cette place depuis la 6è. Bien sûr, elle ne l'a pas bien vécu. Moi qui arrivais d'une autre ville et d'un autre collège, une étrangère en somme, je me permettais en plus de lui prendre sa 1ère place ! Franchement, j'exagérais vraiment !!! Et elle et sa bande de copines ont voulu me le faire payer. Mais nous avons appris à nous connaître et à nous apprécier. Durant 2 ans nous avons décroché à tour de rôle la 1ère place et ça s'est plutôt bien passé côté relationnel.

    Au lycée j'étais de nouveau à l'écart. Cette fois-ci la raison était que j'étais dans un lycée privé très côté mais que j'étais issue d'un milieu (trop) modeste et que mes parents n'avaient aucune relation dans la bourgeoisie locale... Je n'étais proche que d'une fille qui venait du même collège que moi. Ses parents étaient entrepreneurs et m'invitaient souvent à les accompagner lors de leurs sorties avec leur fille afin qu'elle ne s'ennuie pas (ciné, restau etc...). On s'entendait vraiment bien. Comme elle était populaire, j'ai fini par me faire un peu accepter des autres mais on ne manquait pas de continuer à me faire remarquer mes origines modestes surtout à cause des fringues, les miennes n'avaient pas de marques...

    Je garde un bon souvenir des deux dernières années de collège, un souvenir mitigé des années lycées pour lesquelles j'oscille entre la nostalgie et l'aversion. Par contre pour l'école élémentaire et la première partie de collège, pas de doutes, j'ai détesté et pour rien au monde je ne souhaiterais revivre ces années là !!!

    Je n'ai jamais vraiment pu en parler à mes parents car c'était une autre époque, une époque où il ne faisait pas bon se plaindre et où l'on accordait que peu d'intérêt à ce qu'un enfant pouvait ressentir... 

    C'est sans doute pour ça que je suis toujours restée vigilante pour mes enfants, je voulais leur éviter de vivre ce que j'avais vécu. Mais même avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu tout leur éviter... peut-être seulement le pire et c'est déjà une grande victoire !

    7
    Vendredi 13 Janvier 2012 à 16:44
    Val1603

     Je suis toute retournée par ton article... Il faut veiller effectivement chaque jour que nos enfants ne soient ni victime... ni bourreau... leur apprendre à savoir dire non, et aussi à faire les bons choix... Ce n'est pas tout le temps facile, mais il s'agit là de notre rôle de parents...

    Je suis de tout coeur avec les parents de cette petite...

    Bises.

     

    8
    Lundi 30 Janvier 2012 à 19:20

    merci ma douce pour ton mot mais ce que je viens de lire me boulverse.Baptiste un de mes jumeaux de 12 ans vit aussi des choses super difficile.Si dure qu'il s'en oublie la nuit.Il a été victime dans le passé de grands et costauds et aujourd'hui il n'est plus sociable , il ne sait pas comment être avec les autres et se retrouve en 6 ème SEGPA car il ne sait pas comment faire pour  être regardé comme un enfant ....Sa souffrance est telle parfois qu'il dit rien à maman (moi) mais  comme il raconte tout à sa jumelleCamille la chenille , ça me rassure mais il m'épargne comme il dit pour pas que je pleure aussi. Maintenant je sais tout , je le soutiens lui parle le rassure et surtout je l'ai retiré de cette école privée qui me demandait d'augmenter ses doses de médicaments pour qu'il soit plus sage car les enseignants (pourtant spécialisés) n'arrivent pas à gerer ses sautes d'humeurs et son comportement.Maintenant je sais que Baptiste appelait à l'aide et moi je veux être sa bouée de secours , je vais mordre pour mon petit alors mon dieu que je comprends cette souffrance. Je t'embrasse de tout mon coeur ma douce et une pensée douce et rose pour cette enfant . Une maman bien triste. Isabelle

    9
    Mariedk Profil de Mariedk
    Lundi 30 Janvier 2012 à 20:20

    Je suis triste moi aussi d'apprendre la souffrance de ton fils Baptiste. C'est tellement injuste ce qui lui arrive ! Tu as la chance qu'il arrive à se confier à sa jumelle et qu'elle te raconte, ainsi tu peux agir. Mais c'est loin d'être facile car nous les mamans, nous sommes toujours partagées entre l'idée de les protéger de tous les dangers et celle de les laisser vivre et apprendre à se débrouiller par eux-mêmes pour acquérir leur autonomie. C'est notre travail et on fait au mieux avec ce que l'on connaît... mais c'est vraiment pas évident !

    Est-ce que ton fils souhaite continuer à être scolarisé ? Est-ce que tu pourrais envisager de le déscolariser ? Est-ce que tu te fais aider par des spécialistes, des associations ?

    Je ne donne aucun conseil, je n'en ai ni la compétences ni la légitimité, simplement, il y a toutes sortes de possibilités et on ne pense pas toujours à toutes...

    Je te souhaite beaucoup de courage et je souhaite aussi que ton fils arrive très vite à se sentir mieux.

    Gros gros bisous ma belle et garde confiance

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